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Acteurs de 1939-1945
Je vous présente les pricipaux généraux et chefs d'États de la Seconde Guerre mondiale
LES ALLIÉES
Winston Churchill (1874-1965)
Winston Churchill est un homme politique britannique (Blenheim Palace 1874 -Londres 1965). Député conservateur en 1900, plusieurs fois ministre, puis Premier lord de l'Amirauté (1911-1915), enfin Premier ministre (1940-1945 et 1951-1955), leader du parti conservateur, il fut l'animateur de l'effort de guerre britannique et l'un des propagandistes de la victoire alliée sur l'Axe. (Prix Nobel de littérature en 1953). Churchill est selon plusieurs historien, ''l'homme du vingtieme siecle''.
Franklin D. Roosevelt (1882-1945)
Franklin Delano Roosevelt est le trente-deuxième président des États-Unis d'Amérique. Il est élu pour quatre mandats commençant en 1933, 1937, 1941 et 1945. Il décède avant la fin de ce dernier mandat.

Seul président à avoir été élu quatre fois (le nombre de mandats est maintenant limité à deux) Roosevelt est amené à conduire la lutte contre la Grande Dépression, en mettant en œuvre le New Deal qui refonde pour une quarantaine d'année le pacte social américain, puis la politique des États-Unis pendant la Seconde Guerre mondiale. Critiqué et admiré, il laisse une très forte empreinte dans l'histoire du pays et du monde.
Charles de Gaulle (1890 – 1970)
Incarnation de la résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, « homme de la situation » pendant la Guerre d’Algérie et acteur principal de la construction de la Cinquième République, le général de Gaulle incarna la France pendant de nombreuses années. Passionné par le passé de son pays, il répondit présent à ses convictions en endossant le rôle du personnage qui ne subit pas l’Histoire mais la construit.
L’Appel du 18 juin
Lorsque les combats de la Seconde Guerre mondiale débutent en mai 1940, le colonel de Gaulle est nommé à la tête d’une division cuirassée et se distingue en menant une contre attaque efficace à Montcornet. Très vite, Paul Reynaud, président du Conseil, lui donne un poste au Ministère de la Défense. Mais,   De Gaulle est fermement opposé à toute armistice. Quand Pétain signe la paix, il choisi l’exil en Angleterre pour pouvoir poursuivre le combat.
Devenu général, de Gaulle défie le maréchal en lançant le 18 juin son célèbre appel dans lequel il appelle à poursuivre le combat contre les forces de l’Axe. Le nouveau gouvernement français répliquera en le faisant condamner à mort par contumace, pour haute trahison. De Gaulle va alors œuvrer pendant quatre ans à l’unification des résistants français. Son objectif est aussi que ces mouvements soient reconnus comme représentants légitimes de la France auprès des alliées. Malgré quelques divergences de vues, le général français bénéficie de l’appui officiel de Winston Churchill dès le 7 août, appui qui tranche avec la méfiance de Roosevelt.
Les Alliés reconnaissent en 1943 le Comité français de libération nationale (CFLN), tout juste créé par Giraud et de Gaulle, comme leur seul interlocuteur français. Le rôle des colonies dans la résistance permet également au général de reconsidérer leur place vis-à-vis de la métropole. Il jette ainsi les bases du passage de l’Empire à l’Union française lors de la Conférence de Brazzaville.
Joseph Staline (1879-1953)
Fils d'un paysan géorgien, ancien séminariste, il participe à la révolution d'Octobre 1917. Il devient commissaire du Peuple aux nationalités, puis secrétaire général du Parti Communiste d'Union Soviétique en 1922. Après l'élimination de ses rivaux en 1928, il s'impose comme seul maître de l'URSS jusqu'à sa mort.

La victoire de l'URSS aux côtés des Alliés contre l'Allemagne nazie renforce le prestige de Staline. Après 1945, il impose le régime communiste dans les pays d'Europe centrale et orientale. Staline est à l'origine du concept d' "ennemi du peuple" qui a rendu possible les répressions les plus violentes pour ceux qui n'étaient pas d'accord avec lui.
Vers la fin de sa vie, Staline est l'objet d'un véritable "culte de la personnalité" de la part des communistes du monde entier. Après sa mort, le 5 mars 1953, son successeur, Nikita Khrouchtchev, dénonce ses crimes, c'est la "déstalinisation''.
Général George Smith Patton(1885-1945)
Georges S. Patton fut probablement le meilleur Général des forces alliées. Aux dire des Généraux allemands eux-mêmes, ils préféraient affronter n'importe lequel Général sauf Patton. Il acquit sa réputation tout de suite après la bataille de la passe de Kasserine en Afrique du Nord où il prit le commandement de la 2e armée américaine qui venait de subir une défaite cinglante aux mains de l'Afrika Korps de Rommel. Il commença par relever le moral et la discipline de ses hommes. Craint et respecté d'eux, il disait qu'avec de la discipline ils perdraient leur peur de l'ennemi mais qu'il priait Dieu qu'ils ne perdent pas la crainte de lui. Il les mena à la victoire et entreprit la campagne de Sicile au commande de la 7e armée et connut encore du succès supplantant Montgomery à Messine. Pour y parvenir il fut très dur envers ses hommes et il fut impliqué dans un incident durant une visite à un hôpital pour les blessés où il frappa un soldat qui était là pour une crise de nerf. Il ragea en disant que les poltrons n'ont pas d'affaire avec les braves. Eisenhower dut le forcer à s'excuser publiquement. Patton n'avait pas la langue dans sa poche. Une fois en Angleterre, on lui demanda de monter une armée fictive pour induire les Allemands en erreur sur le lieu de débarquement. Il était si on veut mis en disponibilité à cause d'un discours qu'il fit disant que les Anglais et les Américains devraient mener le monde après la guerre, ce qui causa un incident diplomatique avec les Russes. Bradley qui était en charge du débarquement en Normandie fit appel à ses services et le 1 août 1944, au commande de la 3e armée, Patton se mit en  
marche. Ce ne fut pas long avant qu'il ne bouscule les positions allemandes.
Patton fut encore celui qui sauva la situation lors de l'attaque allemande des Ardennes. Faisant pivoter sa 3e armée à 90 degrés dans un mouvement mémorable, il se porta au secours de Bastogne encerclée et repoussa les Allemands sur leurs bases de départ. Tout au long de la guerre, malgré les apparences cordiales des photos de l'époque, Patton fut à couteau tiré avec le Général Montgomery. Quand celui-ci dit que c'est lui qui gagna la bataille des Ardennes, Patton fut enragé et Eisenhower dut demander à Churchill de s'en mêler. À la fin de la guerre, il eut un accident de la route qui lui brisa le cou et il mourut de ses blessures. Patton, surnommé "old blood and guts" par ses hommes fut enterré avec eux dans un cimetière militaire.
Maréchal Bernard L. Montgomery (1887-1976)
Bernard Montgomery était le fils d'un évêque anglican. Il suit les cours de la St. Paul's School et de la Sandhurst Military Academy puis, en 1908, il s'enrôler dans le Royal Warwickshire Regiment. Il sert ensuite en Inde pendant quelque temps puis, au début de la Première Guerre mondiale, il est envoyé en France où il est grièvement blessé. On le renvoie au front en 1916 et, quand la guerre prend fin, il exerce les fonctions de chef d'état-major de la 47th London Division. Déjà on le reconnaît comme un officier qui excelle à l'entraînement des troupes, un officier qui croit à la nécessité d'une bonne forme physique pour exercer un bon leadership.


Dans les premiers mois de la Deuxième Guerre mondiale, Montgomery commande le 2e Corps d'armée. Incapable de stopper l'avance allemande, il se voit contraint de battre en retraite à Dunkerque et de rentrer en Angleterre, le 1er juin 1940.
Le 3 septembre 1943, il dirige la 8e Armée qui débarque dans la région de Reggio di Calabria, au sud de l'Italie, pour ensuite remonter vers le nord. Cette fois, Montgomery compte sous ses ordres les 5e et 10e Corps britanniques, le 2e Corps polonais et le 1er Corps canadien, ce dernier étant placé sous le commandement du lieutenant-général H.D.G. Crerar.


En décembre 1943, Montgomery est rappelé en Angleterre pour prendre le commandement des forces terrestres qui participeront au débarquement de Normandie. Il est commandant en chef du 21e Groupe d'armées pendant la campagne de l'Europe du Nord-Ouest, qui débute par le débarquement de Normandie, le 6 juin 1944, pour se poursuivre jusqu'à la reddition allemande, le 4 mai 1945.


Pendant leur participation à la campagne de l'Europe du Nord-Ouest, le 2e Corps canadien, sous les ordres du lieutenant-général Guy Simonds et la 1re Armée canadienne, dirigée par le général Crerar, sont sous le commandement de Montgomery. Les relations entre Montgomery et les généraux canadiens ont été cordiales mais parfois tendues. Montgomery voulait utiliser les troupes des dominions comme si elles étaient des unités britanniques, en les divisant au besoin, ce qui n'a pas manqué d'entraîner des frictions avec l'état-major et le gouvernement canadiens qui tenaient à préserver l'unité et le caractère national de leur armée. Montgomery n'a pas caché son estime pour Guy Simonds, en qui il voyait un commandant exceptionnel. En revanche, il a émis des doutes au sujet du général Crerar, qu'il jugeait comme un administrateur plutôt qu'un véritable chef d'armée.
En août 1942, Winston Churchill, nomme Montgomery à la tête de la 8e Armée qui, en Afrique du Nord, vient d'être défaite par l'Afrika Korps du général Erwin Rommel. Montgomery réussit à redonner de l'assurance à ses troupes et, en avançant avec prudence, la 8e Armée repousse les Allemands. L'armée ennemie est contrainte de se replier en dehors de l'Égypte après la bataille décisive d'el-Alamein (novembre 1942). C'est la première victoire des Alliés contre l'Allemagne nazie, une victoire qui ramène la confiance en Grande-Bretagne et qui confirme la réputation de «   Monty   ».


Montgomery dirige ensuite la 8e Armée lors de l'invasion de la Sicile. Sous le commandement suprême du général Dwight D. Eisenhower, le 15e Groupe d'armées comprend la 8e Armée britannique et la 7e Armée américaine, cette dernière étant commandée par le général George Patton. Au moment de l'invasion de la Sicile, le 10 juillet 1943, l'ordre de bataille de la 8e Armée inclut la 1re Division d'infanterie canadienne, sous les ordres du major-général Guy Simonds. Après la libération de la Sicile, Montgomery prépare le passage vers le continent italien.
À la fin de la guerre, Montgomery est maréchal, un grade qu'il a obtenu le 1er septembre 1944. En 1946, il est reçu chevalier de l'Ordre de la Jarretière et on lui décerne le titre de 1er vicomte d'Alamein en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la victoire alliée. Par la suite, il est chef de l'Imperial General Staff de 1946 à 1948, il préside le Comité des chefs d'état-major de l'Europe de l'Ouest de 1948 à 1951 et il est commandant adjoint au Commandement suprême allié de l'Europe de 1951 jusqu'à sa retraite en 1958. Il publie ses mémoires en 1958, sous le titre de Memoirs.
William L. Mackenzie King (1874-1950)
William Lyon Mackenzie King, né à Berlin (maintenant Kitchener, Ontario) le 17 décembre 1874, décédé à Kingsmere (Québec) le 22 juillet 1950. Chef du Parti Libéral de 1919 à 1948, premier ministre du Canada de 1921 à 1926, de 1926 à 1930 et de 1935 à 1948. Il Déclare la guerre a l'Allemagne en 1939 et engage le Canada dans la guerre, jusqu' au Jour V en Europe.
Général Dwight D. Eisenhower   (1890-1969)
Il gradua Brigadier Général en septembre 1941 et s'occupa de la division des plans  
de guerre. En juin 1942, il fut promu Major Général pour les opérations du théâtre européen et dès son arrivée en Angleterre, il fut d'accord avec les Anglais qu'il était trop tôt pour une opération dans la Manche à travers le pas de Calais et opta à leur demande pour une opération en Afrique du Nord. Ce ne fut que partie remise car il allait diriger "Overlord " le débarquement de Normandie du 6juin 1944. Son commandement ne fut pas de tout repos car il devait souvent trouver un terrain d'entente entre ses commandants d'opération. Il n'eut pas la vie facile avec Patton qui était toujours à couteau tiré avec Montgomery qui lui de son coté, se prenait souvent comme le commandant infaillible qui possédait la vérité. D'ailleurs les mésententes entre alliés étaient si fréquentes que Hitler en avait eu vent et tablait là-dessus pour tenter d'arracher la victoire. Toute son opération "Brouillard d'Automne" l'attaque des Ardennes en décembre 1944 visait à créer un schisme entre eux. Eisenhower sut user de diplomatie pour recoller les morceaux quoiqu'il perdit son calme une fois après une remarque désobligeante de Montgomery qui affirmait que le commandement devrait lui revenir à lui. Eisenhower lui demanda de retirer ses paroles et Churchill dût s'en mêler pour éviter l'irréparable. Eisenhower allait terminer la guerre avec le grade de Général 5 étoiles qui est le plus haut grade qu'on peut atteindre dans l'armée U.S. À son retour aux États Unis, il allait être fêter sur Wallstreet comme le grand vainqueur de l'Europe au même titre que MacArthur allait l'être pour le théâtre du Pacifique. Le dernier grade qu'il obtiendra lui sera accordé par le peuple américain dans les années 50 : Président des États Unis.
La carrière du Général Eisenhower fut phénoménale durant la 2e guerre mondiale. Partis d'aide du Général MacArthur dans les Philippines, il allait devenir commandant en chef des forces alliées sur le théâtre européen pour finalement, après la guerre accéder au poste le plus élevé de son pays : Président des Etats Unis. Tout commença en 1939 avec le rang de Lieutenant Colonel. Il fut remarqué par le Général Marshall qui était le commandant suprême des forces armées américaines qui vit en lui des talents d'organisateur et surtout des talents de diplomate qui allaient être nécessaire pour diriger une armée multinationale.
Général Omar Bradley (1893-1981)
Il sortit de l'Académie militaire de West Point en 1915. Il rejoignit le 14e régiment d'infanterie qui garde la frontière avec le Mexique. Il obtint le grade de capitaine en 1915. Il devait aller en Europe avec la 19e division d'infanterie mais la pandémie de grippe espagnole et l'armistice l'en empêchèrent.

Entre les deux guerres mondiales il enseigna les mathématiques à West Point. Il fut promu major en 1924. Après un bref séjour à Hawaii il étudia alors à l'école de commandement général à Fort Leavenworth in 1928-29. À partir de 1929 il redevint professeur à West Point. Il obtint le grade de lieutenant colonel en 1936 et travailla au département de la guerre à partir de 1938. En février 1941 il est promu brigadier général et envoyé commander à Fort Benning. En février 1942 il prend le commandement de la 82e division d'infanterie (avant sa conversion en division parachutiste) avant de passer en juin à la 28e.
Il ne reçut pas d'affectation au front avant 1943 après l'opération Torch pour servir sous Dwight D. Eisenhower. Il devint le chef du IIe corps en avril et le dirigea dans les batailles finales d'avril et mai. Il conduit ensuite son corps en Sicile en juillet. Dans la préparation de la bataille de Normandie il est choisi pour commander l'important premier groupe d'armées. Pendant l'opération Overlord il dirige trois corps sur les missions Utah et Omaha. Ensuite en juillet il planifie l'Opération Cobra qui est le début de la percée à partir des plages. En août le nouvellement formé 12e groupe d'armée a augmenté pour atteindre 900 000 hommes.

Bradley utilise cette force sans précédent pour réaliser un plan ambitieux d'encercler les forces allemandes en Normandie, les piégeant dans la poche de Chambois. Bien que partiellement réussie les armées allemandes subirent un affaiblissement considérable. Les forces des alliés atteignent la ligne Siegfried à la fin septembre et s'arrêtent.
Ce furent des troupes sous le commandement de Bradley qui prirent l'essentiel du choc initial de ce qui devint la bataille des Ardennes et celles sous, son subordonné, George Patton qui firent refluer l'attaquant. Bradley utilisa l'avantage de la faiblesse après la reprise pour enfoncer les défenses allemandes et traverser le Rhin pour capturer le cœur industriel de la Ruhr. La capture chanceuse du pont de Remagen fut rapidement exploitée amenant un énorme mouvement de pinces qui permit la capture de 300 000 prisonniers.

Lorsque son groupe rencontre l'Armée rouge près de l'Elbe à la mi-avril il est composé de quatre armées (1ère, 3e, 9e et 15e) pour un total dépassant 1,3 million d'hommes.

Bradley est à la tête de l'administration des vétérans pendant deux ans après la guerre. Il est fait chef d'état-major en 1948 et le premier coordinateur des forces armées. Le 21 septembre 1950, il est général à cinq étoiles, le cinquième homme à atteindre ce rang. Il prit sa retraite militaire en août 1953. Il participe ensuite à des conseils d'administrations de sociétés importantes.

Il publie ses mémoires en 1951 sous le titre une histoire de soldat et utilise cette opportunité pour attaquer le commandant britannique Bernard Montgomery.

Comme un général à cinq étoiles est toujours membre de l'armée des États-Unis d'Amérique il passe ses dernières années dans le centre médical William Beaumont dans le Fort Bliss, Texas.

Il a sa place au cimetière d'Arlington.
L'Axe
Maréchal Erwin Rommel (1891-1944)
Né à Heidenheim en 1891, mort à Herrlingen près d’Ulm en 1944, d’origine bourgeoise, Erwin Rommel est le fils d’un professeur de Heidenheim. Il entre en tant que cadet au 6e bataillon du 124e régiment d’infanterie, à Weingarten en 1910. C’est en 1912 qu’il reçoit son brevet de lieutenant.

Erwin Rommel a vingt trois ans quand éclate la Première Guerre mondiale (1914-1918). C’est sur les fronts français, roumain et italien qu’il se couvre de gloire. Pour ses faits de guerre il est décoré de l’ordre « Pour le Mérite ».

L’entre-deux-guerres lui permet de prendre du recul avec sa carrière militaire pour s’inscrire à l’université de Tübingen.

Sympathisant du national-socialisme il est nommé commandant d’un bataillon de chasseurs à Goslar en 1933. Puis il est chargé de cours à l’école de guerre de Potsdam, pour enfin assurer la direction de l’école de guerre de Wiener-Neustadt. Il écrit à l’intention des jeunes hitlériens un manuel d’instruction tactique : « Infanterie greift an » (L’Infanterie attaque).
Malgré tout il est promu maréchal par Hitler en 1942. Pris entre deux feux après le débarquement anglo-américain du 8 novembre en Afrique du Nord, il est obligé de reculer face à l’offensive britannique du 23 octobre 1942. Il évacue successivement l’Égypte, la Cyrénaïque et la Tripolitaine. Malgré un manque de renfort en hommes et en matériel Rommel parvient à regrouper ses forces sur la ligne Mareth.

Rommel a beau se rendre au Q.G. d’Hitler pour y demander des renforts, rien y fait. Il reçoit des mains d’Hitler le 11 mars 1943, les diamants de la feuille de chêne avec épées pour sa croix de chevalier de la Croix de fer. Mais en même temps on lui retire le haut commandement d’Afrique... on ne résiste pas à Hitler !

Le commandement des forces du mur de l’Atlantique lui est donné en 1944. Dans la nuit du 5 au 6 Juin 1944, Rommel n’est pas à son poste. Il est parti depuis la veille en Allemagne, les renseignements en sa possession indiquant clairement qu’il n’y aurait pas de débarquement avant le 15. Revenant en toute urgence, il ne peut s’opposer à la percée des Alliés d’autant plus qu’Hitler refuse une fois de plus de l’écouter.
Bien vu de Hitler, il est en 1938 l’un des chefs du quartier général du Führer.En 1939, il prend le commandement de la garde personnelle d’Hitler. Puis en 1940 il commande la 7e division blindée pendant la campagne de France (mai-juin 1940). Cette division forme l’avant-garde de la percée allemande et donne l’assaut aux troupes françaises sur la Meuse, sur le canal de La Bassée ; puis fonce sur Lille qu’elle attaque, et faisant volte-face, traverse la Somme et enfonce la ligne Maginot.

Erwin Rommel fait preuve dans ses manoeuvres tactiques d’un réel génie militaire qui lui vaudra plus tard le surnom de « Renard du désert », En 1941 il est nommé par Hitler commandant de l’Afrika Korps et doit porter de toute urgence secours en Libye à l’allié italien menacé. Il repousse par deux fois les troupes britanniques et la seconde fois s’avance jusqu’à EI Alamein en juin 1942.

Son plan est de prendre Alexandrie et Le Caire puis de se diriger jusqu’au Caucase afin de prendre les Soviétiques à revers. L’entêtement du commandement italien, l’absence de renforts et la nette supériorité matérielle des Alliés le conduisent à l’échec.
Gravement blessé par des chasseurs bombardiers qui mitraillent sa voiture le 17 juillet 1944, il doit abandonner son commandement. Déçu par le régime nazi, Rommel est favorable au putsch contre Hitler à la condition que ce dernier ne soit pas assassiné pour éviter d’en faire un martyr. Au cours d’une réunion des conjurés, Rommel est désigné pour assurer l’intérim à la direction de l’Etat. Le 20 Juillet 1944 le putsch échoue. L’officier allemand Claus comte Schenk von Stauffenberg auteur de l’attentat est arrêté le soir même. Il sera fusillé.
Le 14 octobre 1944 deux généraux se présentent chez Rommel alors en convalescence pour lui signifier son exclusion se l’armée prononcée par la « Cour d’honneur de la Wehrmacht ». Convaincu de sa participation au putsch manqué contre Hitler, il ne reste à Rommel que deux possibilités : se présenter devant le tribunal du peuple ou se suicider. Rommel choisit le poison et se donne la mort ce même jour. Hitler lui accorde des funérailles nationales à la mesure de sa popularité.
Adolf Hitler (1889-1945)
Chef du parti nazi dès 1921, il dirige toute l'Allemagne à partir de janvier 1933, avec le titre de chancelier puis de "Führer" ("guide"). Dès cette date, il met en place une politique de revanche face à la défaite de 14-18 qui passe notamment par le réarmement de l'Allemagne. Il mène aussi une politique anticommuniste et violemment raciste (antisémite).

A partir de 1938, Hitler, chef de la Wehrmacht (l'armée allemande) se lance dans la conquête de l' "espace vital" de la "Grande Allemagne". Il annexe l'Autriche (1938), la Tchécoslovaquie (1938), et la Pologne en 1939, ce qui déclenche la Seconde Guerre mondiale.
Pendant la guerre, Hitler inspire les plans militaires puis prend lui-même la direction des opérations militaires après l'échec devant Moscou en 1941. Il entreprend aussi l'extermination systématique des Juifs.

Vaincu militairement, touché physiquement par un attentat (juillet 1944), Hitler perd à la fin de la guerre tous sens des réalités. Le 30 avril 1945, dans Berlin assiégé par les Alliés, il se suicide dans son bunker.
Benito Mussolini (1883-1945)
Homme politique italien, d'abord militant socialiste, il fonde en 1919 ses premiers faisceaux de combat (groupuscules d'extrême-droite). Ces faisceaux, rapidement puissants, sont les ancêtres du parti fasciste dont Mussolini devient le chef (le "Duce").

Apparaissant comme une solution à la crise qui touche l'Italie, Mussolini est soutenu par la Bourgeoisie. En 1922, le succès de la marche fasciste sur Rome amène le roi à confier le pouvoir à Mussolini.
Dès 1924, ce pouvoir devient dictatorial. Il s'illustre par la conquête de l'Ethiopie en 1936, par l'alliance avec l'Allemagne nazie (l'Axe Rome-Berlin), et par l'engagement dans la guerre en 1940 au côté des nazis.

Mais la guerre est un désastre pour l'Italie. Mussolini est arrêté sur ordre de certains dirigeants fascistes en juillet 1943. Libéré en septembre 1943 par les nazis, Mussolini tente de reprendre le pouvoir, en vain. Arrêté le 27 avril 1945, cette fois par des militants anti-fascistes, il est fusillé le lendemain.
Joseph Gobbels (1897-1945)
Le Dr. Paul Joseph Goebbels était un homme politique nazi allemand, né à Rheydt le 29 octobre 1897. Il se donna la mort à Berlin le 1er mai 1945 avec son épouse Magda, après avoir empoisonné leurs six enfants. Ministre de la Propagande sous le IIIe Reich (1933-1945), son nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques modernes de la manipulation des masses. Il est devenu synonyme des mensonges et des haines que sont capables de diffuser les propagandes des États totalitaires.
Maréchal Herman Goering (1893-1946)
Hermann Wilhelm Göring (ou Goering en français) (Rosenheim 12 janvier 1893 - Nuremberg 15 octobre 1946) est un aviateur et un homme politique allemand, célèbre pour son rôle de premier plan dans le gouvernement de l'Allemagne nazie.
En 1940, Göring devient Reichsmarschall des Großdeutschen Reiches, titre qu'il est le seul à posséder. Il est le seul durant la Seconde Guerre mondiale à recevoir la Grand Croix de l'ordre de la croix de fer (Grosskreuz), l'une des plus hautes distinctions allemandes, que ne s'étaient vu décerner que des chefs du prestige de Blücher ou d'Hindenburg. Il est toujours chef suprême de l'aviation et de l'économie de guerre. A l'entrée en guerre, il est le successeur désigné d’Hitler. On le surnomme l'Homme de fer et il jouit d'une très grosse popularité dans la population allemande.
Hermann Göring est né à Rosenheim en Bavière le 12 janvier 1893 de Heinrich Ernst Göring, avocat et fonctionnaire colonial, et de Franziska. Souvent séparé de ses parents, il est éduqué à l'école d'Ansbach avant de rejoindre les écoles de Karlsruhe et Lichterfelde.

En 1912, il est expédié à l'École des Cadets de Karlsruhe, puis accède à l'École militaire de Gross-Lichterfelde, près de Berlin.
Il est capturé par les américains en 1945 et condanné a la mort par pendaison au proces internationnal de Nuremberg . Le 15 octobre 1946, pour échapper à l'humiliation de la pendaison (après avoir demandé à être fusillé, ce qui lui fut refusé), Hermann Göring s'empoisonne dans sa cellule à l’aide d’une capsule de cyanure, probablement fournie par un garde américain.
Apres la premiere guerre mondiale, Göring retourne en Allemagne et fréquente des cours de sciences politiques à l’Université de Munich, cours qu’il ne termine pas. Impatient de lancer un défi au Traité de Versailles et de venger l'Allemagne vaincue, l’ambitieux Göring adhère au NSDAP (Nationalsozialistische Deutsche Arbeiterpartei), devenant un des principaux collaborateurs de Hitler, qui lui donne le commandement des SA (Sturmabteilung), les chemises brunes. La rencontre avec le Führer va complètement transformer Göring ; l'ancien aviateur est déjà en train de devenir un politicien amer et impitoyable.
Heinrich Himmler (1900-1945)
Himmler monte rapidement dans la hiérarchie de la N.S.D.A.P.: gauleiter en Basse-Bavière (1925), gauleiter en Bavière et en pays souabe (1926), directeur des services de propagande du Reich (1926). Le 6 janvier 1929, Adolf Hitler lui confie la SS dont il devient Reichsführer. Il va en faire le terrible Ordre noir avec sa police politique (Gestapo), son service de renseignements, son organisation de camps de concentration, son service pour la race et la colonisation, son armée (la Waffen SS) et son parti dans le parti (l’Allgemeine SS, la SS générale), etc.
Fils de professeur, filleul du prince Heinrich de Bavière, Heinrich Himmler a été élevé, selon les méthodes de l’époque, dans une famille catholique très pratiquante, qui ne plaisantait pas avec la morale et les convenances bourgeoises, et dans l’amour et le respect de la patrie allemande. Docile, affectueux, respectueux, il fit de solides études et se destina à la carrière d’officier. La Première Guerre mondiale n’interrompt pas ses études. Il doit attendre 1917 avant d’être admis à s’engager et fait ses classes dans le 11e régiment d’infanterie de Bavière; il suit ensuite un cours d’élève officier à Freising, puis un cours de canonnier à Bayreuth. Deux mois après il est démobilisé avant même son arrivée au front. Plus tard, il prétendra avoir conduit les hommes au combat pendant la Première Guerre mondiale. Himmler décide alors de se tourner vers l’agronomie. Après avoir travaillé dans une ferme-école aux environs d’Ingolstadt, il s’inscrit à l’université de Munich pour poursuivre ses études d’agronomie et devient ingénieur à vingt et un ans.
Cette année-là, il rencontre le capitaine Röhm qui fait sur lui une grande impression et le convertit à ses vues politiques. En août 1923, il adhère à la N.S.D.A.P. d’Adolf Hitler. En novembre, il participe au putsch de Munich aux côtés de Röhm, mais il n’est pas poursuivi par la justice. C’est alors qu’il rencontre Gregor Strasser, qui le prend en qualité de secrétaire du Mouvement national-socialiste pour la liberté, qui remplace la N.S.D.A.P. interdite. En 1925, Himmler travaille pour Gregor Strasser en collaboration avec Joseph Goebbels. Cette même année, Himmler entre à la SS (sous le numéro matricule 168) que Hitler vient de fonder. Dès ce moment, Himmler va vouer à Hitler une admiration, une soumission et une fidélité qui ne se démentiront que dans les tout derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. «Henri le Fidèle» (der treue Heinrich ), comme l’appelle Hitler, est à la fois le confident des projets les plus secrets du Führer et son exécuteur des hautes œuvres, mais il n’appartiendra jamais au cercle de ses amis intimes.
Capable de fournir un immense travail, mais comme un automate routinier, son fanatisme, d’apparence glacée, est profond, tumultueux et sincère. Il croit fermement à ce qu’il dit et ne recule devant aucun crime pour réaliser les objectifs que lui fixe son Führer. Tout au long de l’histoire du IIIe Reich, son nom apparaît souillé de tortures, de sang et de férocité. Chef suprême de toutes les polices en 1938, il devient ministre de l’Intérieur en novembre 1943. Il fait régner la terreur non seulement en Allemagne mais dans toute l’Europe occupée. Après l’attentat manqué contre Hitler le 20 juillet 1944, il reçoit le commandement de toutes les forces armées de l’intérieur.

Le 23 avril 1945, il rencontre le comte Bernadotte à Lubeck et lui annonce que, Hitler étant sur le point de mourir, il prend le pouvoir et se tient prêt à négocier la capitulation de l’Allemagne. Hitler, l’ayant appris, révoque Himmler qui gagne le Schleswig où il sera arrêté par les Anglais. Son suicide lui permet d’échapper au jugement du Tribunal militaire international de Nuremberg.
Heinrich Himmler est doté d’une personnalité très difficile à saisir. Ceux qui l’ont connu de son vivant avaient peine, après l’avoir vu, à le décrire. Il y a autant de portraits de Himmler qu’il y a de témoignages: «Une application d’écolier borné, mais aussi quelque chose de méthodique comme peut l’être un automate» (Karl J. Burckhardt); «un bon maître d’école, certainement pas un chef» (général Walther Dornberger, «père des V1»): «froid, calculateur, avide de pouvoir, mauvais génie de Hitler, l’individu le plus dénué de scrupules du IIIe Reich» (général Friedrich Hossbach); «jamais je n’ai pu accrocher son regard toujours fuyant et clignant derrière son pince-nez» (Alfred Rosenberg); «cet homme n’avait rien de diabolique. Courtois, non dépourvu d’humour, il aimait à jeter de temps à autre un mot d’esprit pour détendre l’atmosphère» (comte Bernadotte).
Kurt ''Panzer'' Meyer (1910-1961)
Fils d'un ouvrier et d'une mère sans emploi, le jeune Kurt est contraint d'abandonner ses études dans le domaine commercial, après la mort de son père, afin de subvenir aux besoins de sa famille. Il entre alors dans une compagnie minière en 1929.

Peu après il s'engage dans la police de Mecklembourg et finit par adhérer au NSDAP le 1er septembre 1930. Un an après, il est admis à la 22ème SS-Standarte de Schwerin, puis transféré le 15 mai 1934 à la Leibstandarte SS Adolf Hitler comme SS-Untersturmführer où il commande la 14ème Panzerabwehr Kompanie notamment au cours de l'invasion de la Pologne. Il reçoit la croix de fer de seconde classe au cours de cette campagne, le 25 septembre 1939.

La nuit du 7 septembre, il reçoit une balle polonaise dans l’épaule, c’est sa première blessure au combat. Peu après, il devient commandant de la 15ème Kradschützen Kompanie qu’il commande jusqu’en France, où il reçoit la croix de fer de première classe le 31 mai 1940, et aux Pays-Bas. Sa compagnie devient l’Aufklärungsabteilung de la Leibstandarte SS Adolf Hitler et Meyer est promu au grade de SS-Sturmbannführer.

Le 16 juin 1944, Meyer prend à la tête de la 12e Panzerdivision SS Hitlerjugend (il succède à Fritz Witt, tué lors d'un bombardement), une unité basée en Normandie et composée de jeunes membres des Jeunesses hitlériennes.
Après son arrestation le 6 septembre 1944 par des résistants belges, Meyer comparaîtra le 10 décembre 1945 devant une cour martiale canadienne pour le meurtre de 11 prisonniers le 7 juin 1944 et de 7 prisonniers canadiens le 8 juin 1944, ainsi que pour avoir suscité la haine des troupes placées sous ses ordres et d'avoir conseillé à ses soldats lors de leur période d'instruction de ne pas faire de quartier (Panzermeyer déclarera alors avoir dit en parlant du front de l'Est qu'il valait mieux se battre jusqu'à la mort que d'être capturé, ce qui s'explique par le fait que les soldats SS prisonniers étaient exécutés par les troupes communistes). Parmi ses juges siège le général Foster, qui a été son adversaire lors de la bataille de Normandie.

Meyer niera avoir ordonné les massacres et déclarera qu'il ne fut mis au courant que le 11 juin. La Justice ne pouvant prouver si Meyer avait donné ou non les ordres d'exécution, il fut reconnu coupable d'avoir incité ses subordonnés à ne pas faire de prisonniers, et donc d'être moralement responsable des exactions des hommes de sa division. Il fut condamné à mort le 28 décembre 1945, peine commuée en détention à perpétuité par le Major General Chris Vokes qui évoqua un "faisceau de soupçons" plutôt que des preuves tangibles. De plus des exactions eurent lieu des 2 côtés (exécution de prisonniers de guerre allemands à cette même bataille aux portes de Caen). Enfin, ces exactions ne semblent plus se produire une fois que Kurt Meyer prend le commandement à la suite de la mort de Witt. Il fut libéré pour bonne conduite le 7 septembre 1954 et rentra en Allemagne où il mourut le 23 décembre 1961 d'une crise cardiaque, le jour de son anniversaire.
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